par CAMILLE RICHET,
Vienne

QUI ne rêve de visiter un jour le Japon ? Exotique et un presque-monde, le pays du Soleil-Levant rime avec ponctualité, politesse, histoire et culture, technologies nouvelles et une gastronomie exquise, au-delà de l’océan qui nous en sépare ?

J’ai eu le privilège de découvrir récemment cette île fabuleuse, et suit un très court aperçu de mon voyage.

Sitôt arrivés, la ponctualité étonne, la propreté des lieux aussi, d’ailleurs. Une marque de respect mutuel qui ne se retrouve probablement nulle part ailleurs.

La ville, une véritable fourmilière bruyante et joyeuse, se fractionne entre les quartiers chics aux magasins luxueux et les rues adjacentes, plus tranquilles et sobres.

Aucun faux-pas, côté mode !

Des jeunes de la ville aux plus âgés, le style vestimentaire est un aspect de la vie qui leur semble très préoccupant. Aucun « fashion faux-pas », aucun jogging sale, ni de baskets à l’aspect douteux. Mais des tailleurs, des jeans, des chemises,… en un savant mélange de décontracté et de formel. Chacun affiche son style avec des accessoires indispensables à tout citadin.

Côté culture, les musées sont une attraction onéreuse et prisée et non une distraction banale. Un certain respect s’impose ici aussi. De même dans les temples.

Les temples

Ces derniers, très nombreux, se distinguent par leur couleur rouge vif. Un lieu de prières et de souhaits, non de recueillement. L’on y demande la prospérité, la richesse, la paix, l’on y formule une prière pour les disparus, mais une certaine vitesse est de rigueur. Nul ne reste plus de temps que nécessaire.

De retour dans la rue, l’effervescence nous regagne aussitôt. De jour comme de nuit la ville est en mouvement. Les lampes, lampions, guirlandes et réverbères donnent à la cité des aspects festifs et gais. Les rues sont remplies et les classes sociales se confondent.

L’ouverture des échoppes, le matin

Réveil brutal pour les sens, qui sont abreuvés d’odeurs diverses, parfums exotiques et cuisine asiatique. Les yeux sont brillants et les oreilles semblent étourdies par la multitude de bruits assourdissants.

Toute cette vitalité se retrouve anéantie au petit matin. Vers six heures la lumière est pâle et les échoppes ouvrent une à une. Certains bureaucrates prennent en passant quelque omelette typique et les touristes les plus hardis se laissent tenter par une promenade matinale.

Prenant le bus pour quelques heures l’on se retrouve dans la quiétude de la campagne, des petites villes semblables les unes aux autres et des temples grandioses, perdus dans des parcs peuplés de cervidés peu farouches.

Faits de bois et de bronze, les lieux inspirent la paix intérieure et la méditation. L’encens embaume l’air et le bouddha doré trône majestueusement sur son lotus.

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Camille Richet, Française, entreprendra sous peu un cours de biologie à l’Université de Vienne.