Politicien parti de rien, et élu haut la main premier ministre majoritaire aux élections canadiennes du 16 octobre 2015, Justin Trudeau est devenu tout à coup une vedette internationale. Vainqueur, beau, grand, bel homme, riche et élégant, les femmes ont commencé à l’assaillir en demandes d’autoportraits avec lui lors de ses voyages officiels à l’étranger. Il s’est volontiers prêté à cet engouement.

« Trudeau s’y est habitué avec une grande aisance, faisant remarquer aux journalistes que, ayant été élevé comme le fils d’un premier ministre admiré, il a appris tôt ”à mettre de côté les impressions positives qui ne reposent sur aucune réalité”. »

Le meneur de sondages Greg Lyle, d’Innovative Research, affirme que les publicités négatives des conservateurs contre l’inexpérience du jeune Trudeau ont porté fruit avant les élections, mais ont ensuite tourné à vide durant la campagne.

« Il semble même que les électeurs qui ont commencé à se tanner de la coiffe de Trudeau sont devenus curieux, à mesure que la campagne avançait, de voir ce qui se passait en grattant sous cette carapace. »

Le texte cité est de John Geddes. C’est dans le Maclean’s du 14 décembre 2015, p. 15. Et le titre de l’article en est : « The science of sexy », qu’on pourrait traduire en français par : « La carte du sexy ».

La « beauté » avantage les politiciens aux urnes, écrit le journaliste Geddes. Elle comporte cependant ses limites et n’est pas une garantie absolue de survie.

Photo : prise par l’auteur, à Monterey, Californie, le 5 avril 2015.