Le réchauffement climatique a privé les skieurs d’une partie de leur plaisir tant dans le Tyrol autrichien qu’à Mont-Tremblant, au Québec.

Nous sommes ici le 24 décembre 2015 à Hippach, pas loin de Mayrhofen, dans la vallée du Ziller, zone avec la plus grande concentration de glaciers dans le Tyrol autrichien.

Une skieuse canadienne a envoyé une photo, prise ce jour-là, avec le commentaire suivant : « Bien, on voit de la neige dans le haut à gauche. Il faut me croire, c’est bien une photo originale d’hiver. Je n’ai pas faire disparaître la neige avec Photoshop… »

Habituellement, il y a plein de neige dans le Tyrol, ajoute-t-elle. Nous avons quand même pu skier un peu… précise-t-elle. « Même si le paysage vous laisse perplexe. La seule chose quand on descend est qu’il ne faut vraiment pas prendre plus que la largeur de la piste sinon on tombe dans de la verdure. »

mayrhofenLa commune tyrolienne de Mayrhofen, dans la vallée de Zillertal, se situe à 633 mètres d’altitude. C’est dans le voisinage d’Innsbruck. Le Tyrol éloigné n’a cependant pas souffert seul de l’absence de neige à Noël, Le Québec l’a connu ainsi que ses centres, y compris le réputé Mont-Tremblant, dans les Laurentides au nord de Montréal. Les skieurs ont eu accès à un nombre limité de pistes, toutes étroites, et avec très peu de profondeur. Se plaindre d’un mois de décembre trop « chaud », au Québec sort de l’ordinaire ! Et pourtant c’est arrivé.

Si la neige réunie pour les pistes n’était pas artificielle, elle provenait d’amoncellements conservés de la dernière saison, et recouverts de paille pour les empêcher de fondre durant l’été.

Lac-Supérieur est une des municipalités comprises à l’intérieur du développement sportif et immobilier d’Intrawest.au Mont Tremblant. Ce site attire des sportifs de tous les pays. Mais c’est plutôt laMont-Tremblant, lac Supérieur désolation qui se faisait remarquer dans cette photo prise le 26 décembre par un skieur, de ma très proche connaissance. Lui et sa petite famille auraient souhaité avoir plus de blanc pour se livrer à leur sport favori. «Il manque la neige », déplorait l’auteur qui a pris cette photo.

Les plaintes qu’on a le plus entendues portent sur : la désorganisation de la température et la confusion des saisons. Les excès de chaud ou de froid se retrouvent aux mauvais moments et aux mauvais endroits. Tous ces changements, on les blâme sur le réchauffement climatique. La conférence internationale de Paris a pu aider à la naissance d’une conscience universelle de l’importance du sujet.

Selon un article Internet, qui a circulé beaucoup autour des Fêtes, il y a eu à Montréal douze Noëls verts au cours des soixante dernières années. Les trois derniers furent, par exemple, en 1998,1999 et 2002.

http://www.petitpetitgamin.com/2015/12/18/sais-tu-combien-de-noel-vert-il-y-a-eu-ces-60-dernieres-annees/

Non pas à Montréal, mais dans la région rurale sud de Québec, je me souviens de la tristesse d’un de ces Noëls sans neige vers 1956, ou peut-être un peu avant : je ne sais plus. La terre était gelée dure. Il faisait froid à pierre fendre. Lorsque que regardais à l’extérieur par la fenêtre de la maison, la même grisaille se confondait de la terre jusqu’au ciel ! Il avait neigé avant Noël. La neige avait toute fondu. Elle n’était ensuite revenue avec l’hiver définitif que vers le 15 janvier. Cela marque les souvenirs d’un « petit gars ».

Si Noël 2015 fut décevant pour les skieurs – et les motoneigistes – en revanche leurs prières combinées ont porté fruit pour le Jour de l’An 2016. Il est tombé hier, 29 décembre, un de ces abats de 40 cm qui suffi à peindre en blanc les sommets, les pentes et les pistes. Oubliées sont les frustrations…!

Le réchauffement de la planète oblige à constater que la température peut encore être aussi capricieuse et indépendante qu’un chat.

Le Noël « sans neige » Sherbrooke en 1964

Et que dire du Noël sans neige de Sherbrooke en 1964 ? Ci-dessous une photo de la une de La Tribune le prouvant, avec une qualité – je le sais – qui pourrait être améliorée.