Les Éditions L’Interligne, fondées Ottawa en 1981, poursuivent 35 ans après le même objectif d’allier créativité et qualilté, affirme la directrice générale Suzanne Richard Muir.

La maison publie aussi la revue artistique Liaison dont 170 numéros ont atteint les kiosques.  Ses diffusions littéraires proprement dites s’élèvent à 275 titres répartis entre six collections. Mme Richard Muir est consciente de la difficulté de piloter une maison d’édition en milieu minoritaire canadien-français et c’est une constante dont son travail l’oblige à tenir compte.

suzanne-richard-muir_web« Je ne connais pas le milieu de l’édition du Québec, dit Mme Richard Muir, si c’est ce que la question sous-entend. Chose certaine, c’est qu’à la différence du Québec, la francophonie canadienne œuvre en milieu minoritaire et qu’elle doit composer avec une quasi-absence de libraires locaux, ce qui complexifie la mise en marché. Mais que l’on soit un éditeur québécois, ontarien, acadien ou manitobain, on doit se tailler une place dans le marché de la librairie qui est saturé d’œuvres venues de l’étranger, notamment de l’Europe et des États-Unis. »

Les libraires d’Ontario tentent, pour une deuxième année consécutive, de se donner une « Journée J’achète un livre franco-ontarien », à l’imitation de leurs collègues québécois. En 2016 cette journée tombe en Ontario  : le 25 septembre. Libraires et organisateurs invitent les lecteurs à acheter des livres « d’ici »,

Au cours de cette entrevue d’été accordée à Mme Aude Rahmani, du Regroupement des éditeurs canadiens-français, Mme Richard Muir explique le cheminement l’ayant amenée à la direction générale de L’Interligne.

« Je ne voulais pas devenir directrice générale! Je n’avais qu’un BAC en arts visuels en poche et une expérience en tant qu’agente de communication! Pensant dissuader mes supérieurs, j’ai sorti un argument que je croyais en béton : je ne cours pas les 5 à 7! Ce devait être, m’a-t-on dit, une position intérimaire… Un an et demi plus tard, toujours aux commandes et avec un peu plus de confiance en mes capacités, j’ai décidé de prendre le poste de façon permanente. Aujourd’hui j’adore ça ! »

C’est avec ce bagage et cet aveu qu’elle dirige l’exploitation d’une maison d’édition dont les publications sont distribuées au Québec et au Canada français.

Les collections de L’Interligne sont : Fiction adultes, Fiction enfants (répartie entre quatre catégorie), Prose et récits poétiques, Essais sociopolitique, Bibliothèque canadienne-française (rassemble des oeuvres déjà publiées d’auteurs) et les essais de la collection « Horizon ».

Mme Richard Muir estime important de s’entourer de bons professionnels et de directeurs de collection efficaces. « Nous avons la chance de pouvoir compter sur Magda Tadros, Michel-Rémi Lafond et Michel Muir, pour qui j’ai beaucoup d’admiration », ajoute-t-elle.

Le RÉCF a diffusé cette entrevue sur Internet et sur Facebook dans le courant de l’été. Les Éditions L’interligne viennent de déménager au 435, rue Donald, Ottawa K1K 4X5, où où ils ont des locaux plus grands.

 

Le 25 septembre, j’achète un livre franco-ontarien.